Visiter « Babi » en quatre communes

« Abidjan est le plus doux au monde », affirment et soutiennent les Ivoiriens à qui veut l’entendre. Et, ils n’ont (apparemment) pas tort, car tous les visiteurs de la capitale, ou presque, l’attestent après y avoir séjourné. Aussi, pour donner une idée à ceux et celles qui n’ont pas encore eu la chance de poser leurs valises à Babi, nous vous faisons découvrir ce qui fait d’Abidjan, le délice qu’elle est.

Babi, entendez par là Abidjan, est la capitale économique de la Côte d’Ivoire. Abidjan est un district autonome et représente 60 % de l’apport du produit intérieur brut du pays. La ville compte 4.707.000 habitants, soit 20 % de la population totale ivoirienne. Babi est composée de deux parties, « Abidjan nord » et « Abidjan sud », disposées de part et d’autre de la lagune Ébrié avec à son compteur dix communes et quatre sous-préfectures.

Avec dix communes et quatre sous-préfectures, il serait difficile de faire connaitre, en un article, tous les endroits de chaque commune du district autonome d’Abidjan. Nous avons donc retenu les quatre (4) communes à visiter absolument à Abidjan.

Yopougon « la joie »
 Yopougon, Yop City ou encore Poy est la plus grande commune et la deuxième plus peuplée d’Abidjan. Longtemps connue pour sa « Rue Princesse* » (aujourd’hui au bord des ruines), la commune a développé bien d’autres activités et endroits pour garder son « titre » de commune la plus chaude d’Abidjan. À Poy, on vit 24h/24 et 7j/7 aux rythmes des maquis et discothèques. Sans oublier les restaurants dont certains aux noms atypiques tels que « Au Mouton » ou « Au Zoo ». Dans le premier, vous trouverez tous les animaux de la ferme cuisinés sous toutes les formes. « Au Zoo », ce sont les animaux de la brousse, tels que les singes, biches, agoutis… qui sont cuits en sauce. On y trouve même de la soupe de caïman ou de… python.

À Yopougon, les maquis** et boites de nuit se trouvent à tous les coins et recoins de rue. Certains parmi ces espaces de diversement ont même leur spécificité. C’est par exemple le cas de « L’internat », un maquis aménagé exclusivement pour la promotion de la musique Zouglou. Avec les bières, la nourriture et l’ambiance Wôyô***, impossible de vous y ennuyer. Surtout les dimanches. Si vous êtes à Yopougon, vous pouvez prendre une pirogue ou une pinasse pour vous rendre sur l’une des îles les plus célèbres d’Abidjan « L’ile Boulay ».

Cocody « la belle »
La commune des « chocos », des « boss », des personnes nanties. C’est là que résident tous les gouvernants du pays, y compris le chef l’État. À Cocody, les maquis et boîtes de nuit deviennent des restaurants, lounges, cafés et bars. Si les appellations diffèrent, les menus sont pratiquement les mêmes. Ainsi, si vous avez un creux à Cocody, rendez-vous « Chez Hélène » à la Riviera Palmeraie. Vous pourrez y déguster de l’attiéké, de l’alloco, du poisson braisé, de l’escargot piqué, etc. Aussi, ce serait un péché d’arriver à Cocody sans faire un tour dans le célèbre « Allocodrome » pour y manger toutes les grillades que vous souhaitez.

Pour les discothèques et bars, nous vous conseillons le VIP et le Vogue Temple Discothèque. Le lounge où il faut aller absolument, c’est le Vista Lounge. Celui-ci étant situé au-dessus d’un immeuble, priez que l’ascenseur ne soit pas en panne. Vous risquerez de vous taper les escaliers de… sept étages. On l’a déjà tous vécu au moins une fois. Mais, comme certains aiment le dire : « Il vaut mieux être bloqué dehors que dedans ». Cependant, dès que vous aurez atteint la dalle, vous serez quelque peu soulagé d’avoir fourni tant d’effort. Car vous aurez l’impression de côtoyer les étoiles et la lune, vu votre proximité avec le ciel.

Marcory « la coquette »
C’est une commune majorée de zones résidentielles avec de nombreux commerces et un grand marché. On y trouve certains des plus grands supermarchés de la capitale : Cap Sud, Prima, et le premier centre commercial PlaYce. À Marcory, il y a les quartiers de luxe comme Biétry et Zone 4, où résident de nombreux ressortissants étrangers, en majorité des expatriés occidentaux.

Là-bas, c’est « Chez Tantie Alice » et « Chez Ambroise » qu’il faut aller absolument manger. Si vous êtes férus de diversité gastronomique, faites un tour au « 37°2 ». N’oubliez pas de faire un saut chez « Jay’s » en Zone 4. Il y a de la bonne nourriture, mais ce qu’il faut y goûter, ce sont ses cocktails. Mention spéciale au métisse. Ce cocktail est magique. Si après un verre, vous ne voyez pas les anges, c’est sûr qu’avant la fin du second, c’est Michael Jackson que vous verrez faire du Moon Walk.

Marcory est la seconde commune où on fait le plus la fête à Abidjan. Et ce ne sont sûrement pas les habitués du « Pink Club, du « Saint Germain » et du « Métropolis » qui diront le contraire.

Ah, si vous avez en projet de rentrer avec des souvenirs de la Côte d’Ivoire chez vous, rendez-vous à « La Cava ». Vous trouverez tout ce qu’il faut pour vous rappeler votre séjour sur la terre d’Éburnie.

Plateau « l’administrative »
C’est le centre des affaires. Les institutions de la république telles que la Présidence et l’Assemblée nationale y sont. C’est le centre administratif, commercial et financier de la Côte d’Ivoire. Toutefois, il y a de l’ambiance grâce au « Life Star » et au « 40/40 » qui se chargent de faire bouger la commune, une fois la nuit tombée et les bureaux fermés.

Par ailleurs, on retrouve au Plateau, plusieurs, sinon le plupart des restaurants chics d’Abidjan. Pour preuve, le gagnant du prix du meilleur restaurant d’Abidjan 2017, « Le Saakan », y est logé. On y trouve également le piano bar « Fijim » où la viande est maitresse.

Étant au Plateau, si vous prenez un bateau-bus, vous atterrissez directement à Treichville, une autre commune, où juste à votre descente, vous trouverez « Le Débarcadère », un magnifique restaurant fleuri avec une vue sur la lagune. Les sièges du débarcadère sont spéciaux. Ce sont des barils d’huile auxquels on a donné la forme de siège. Mais, rassurez-vous, ils sont très confortables.

 

Les coups de cœur de Sonia

Personnellement, les endroits que je fréquente le plus sont le « BAO Café », le « Sweet Garden », l’ « Allocodrome de Cocody » et, parfois « Le comptoir des artisans » et « Couleur café ».

J’adore chacun de ces endroits à cause de l’ambiance (« Couleur Café » est calme et super pour travailler), de la boisson qui y est servie (la limonade du « Comptoir des artisans » est mortelle et le café de « Couleur Café » est comme j’aime ), de la nourriture (les sandwichs de « Couleur Café », la nourriture de l’« Allocodrome » et du « Comptoir des artisans »), de l’accessibilité au niveau des tarifs (notamment au « BAO ») et aussi pour les activités (les soirées ‘’If got soul’’ au « BAO »).

Une autre chose que j’aime, c’est que le rez-de-chaussée du « Comptoir des artisans » est dédié à l’artisanat haut de gamme africain qui allie articles fait-main, avec des finitions parfaites et de l’originalité. Alors, après avoir mangé au premier étage, vous pouvez vous acheter un souvenir abidjanais avant de rentrer.

Une chose est sûre, c’est impossible en seulement 4 ou 10 jours de voir tout Abidjan. Si vous réussissez à visiter 1/3 des endroits cités dans l’article vous reviendrez obligatoirement à Babi.

En Attendant, nous vous disons Akwaba sur la terre de l’hospitalité.

Sonia GUIZA

* La rue Princesse est située dans la commune de Yopougon entre les quartiers Selmer et Wassakara. Très populaire pour le grand nombre de maquis, de buvettes, de discothèques et autres lieux de réjouissances qu’elle abrite, la Rue Princesse est devenue l’un des lieux les plus célèbres d’Abidjan. Elle fut détruite le 5 août 2011 dans le cadre des mesures de réhabilitation et d’assainissement prévues par le district d’Abidjan (Wikipédia)
** Un maquis désigne en Afrique francophone un type de restaurant, en particulier en Côte d’Ivoire et au Burkina Faso. En plus d’une fonction de restauration, il assure également une fonction sociale, devenant lieu de rencontre, de débat et d’échange, voire point de rassemblement. (Wikipédia)
*** Le Wôyô ou ambiance facile, est l’autre appellation du Zouglou, lorsqu’il est pratiqué en acoustique ou en live, avec comme instruments de base, des tam-tams.

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À propos de l'auteur

lagozi

Je suis Guiza Sonia Mariette Damour . J'ai une licence en journalisme et je suis blogueuse (cinéma ) depuis 2 ans. Je suis ivoirienne et passionnée de cinéma. A travers mes écrits ,je souhaite valoriser la culture de mon pays , de mon continent et surtout rehausser le cinéma ivoirien . J’essaie depuis 2 ans à travers mon blog de booster le cinéma ivoirien et de l'aider à s'améliorer. La culture est super importante pour moi. Un pont culturel est à reconstruire en Afrique et surtout en Côte d'Ivoire qui est riche de sa diversité ethnique. Alors à travers mon mondoblog vous lirez des articles de cinéma évidemment et aussi des articles sur la culture de "chez moi". Je vous ferai découvrir des endroits et voyager dans mon univers. Avec ma plume légère, franche et mon humour particulier je vous ferai entrer dans un univers de découvertes. Les trois hashtags qui me définissent le mieux sont: #Cinéma, #Culture et #Cinéma

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